L'SKADRILLE — Un peuple, un but, une foi letra e tradução

A página contém a letra e a tradução em português da música "Un peuple, un but, une foi" de L'SKADRILLE.

Letra

J’suis né à l’Ouest du continent
Dans un bled de dix millions d’habitants, noirs dépendants jusqu’en soixante
Un peuple, un but, une foi
À chaque rugissement, je représente Wolofs, Sérères, Diolas
Soninkés, Mandingues, Poulars tout couleur, c’est tout pour l’heure
Bien qu’pas les seuls à en avoir vu de toutes les douleurs
On a pas voulu ces frontières, alors tant pis
Nos terres s'étendent du fleuve Sénégal au fleuve Gambie
Parce qu’un jour un homme blanc prit un gouvernail
Et très vite est v’nu le temps des gouverneurs
Des canailles venues d’ailleurs pour nous fermer nos propres portes
Du sang a coulé sous les ponts depuis la traite de ma cohorte
Mais peu importe, je n’oublie pas
Un constat reste un constat, sans le passé, le présent ne compte pas
La mort, mais pas la honte fait le combat
Alors des hommes tels que Lat Dior Diop résistèrent en vain
Ils sont nos Vercingétorix devant les Romains
Et voilà, voilà, nos richesses changées en CFA, dévaluées comme notre amour
pour l’Occident
La dèche nous fait quitter nos terres d’argile pour leurs terres d’argent
Et c’est rageant, le revenu de nos parents est aussi faible que le taux de
scolarisation
J’y suis passé, c’est avec le fouet qu’on apprend les leçons
Alors j’ai appris, aussi vrai que j’ai eu mal
Sans doute l’un des traits de l’héritage colonial
Qui a bien pu découper mon Sénégal en communes, régions ou départ'ments?
Et cinquante ans plus tard ils veulent tous vivre en appart’ment
L’Occident nous a bousillé, comme il bousille tout c’qu’il touche
Mais Arabes et Bantous n'étaient pas sur le banc d’touche
Tous, nous pourchassant entre nous pour le blé ou éviter la foudre de ceux
d’ailleurs
Et si nous étions des animaux, d’la même espèce étaient nos prédateurs
Dépouillés avec pour alibi un Dieu qu’on prie, mais qu’on appelle différemment
J’ai grandi et compris que finalement, nègre est un compliment
Fier de ma mélanine, mes origines, mes racines, mon vert, jaune, rouge
Mon étoile ouverte sur les cinq continents, comme sur les cinq piliers de
l’Islam
Unis comme les cinq doigts de la main, courbés côte-à-côte derrière l’Imam
Chez moi, même amputé d’une jambe on s’met à genoux
Prier Allah nous aide à tenir debout
On en appelle au mysticisme, à raison ou à tort
On maraboute de père en fils pour conjurer le sort
Ces baobabs forts à l’espérance de vie aujourd’hui trop courte
Le fusil à l'épaule
Naguère nos pères comme si c'était leurs guerres, placés en première ligne
La mort mais pas la honte, mourir pour d’autres et rester digne
Rien qu’en parler m’assassine
Frérot, je saigne, est-ce un signe?
Le manque fut le seul dédommagement au non-manquement bien qu’on essaie
d’manger à sa faim
J’dis bien ''on essaie'' frangin
Et pour être franc, on s’habitue à tout même si on s’plaint
De la chaleur caniculaire aux meutes de bambins qui manquent de pain
J’ai fait partie de ces maisons remplies par de très grandes familles,
pas moins d’dix
Ça va de l’arrière petit-fils au chef dont les poches s’amoindrissent
Le sage peut plus nourrir tout c’monde qui veut plus dégager
Demande de l’aide au beau-fils, qui lui-même veut plus dégager
Alors pour subvenir, les jeunes pères arrêtent de présager
Espèrent traverser, partir en mission, élargir leur champ de vision
Chez nous la débrouille est un passage obligé comme la circoncision
Eh petit, on se suffit de peu
Attache un scarabée à un fil, fais rouler un pneu
Avec c’qu’on trouve, fabrique des tamtams
Pour pouvoir en jouer d’vant les sons-mai pendant la fête du «ramdam»
Des capsules de bouteille, une bille étaient nos babyfoots
Le lait à la menthe boue, mais boy, vas-y shoot
Si on échoue dans un acte voyou, c’est lamelle de pneu, sandale,
martinet et tout l’toutim
Et ça doit être pour ça qu’on bouge si bien sur l’riddim
Et parce que, parce que c’est douze enfants autour d’un bol quand t’as du bol
Des fois tu peux voir une émeute pour punir un vol
Si on crie ''sacce'' tu peux finir à poil
Roué d’coups, escorté sur les genoux jusqu’au poste
Et là-bas la police ne blague pas man
''Che-tete'' elle te tape à mal, te passe à tabac en t’faisant chanter du Baaba
Maal
Et les fillettes, trop tôt veulent des maisons
Et les tatas perdent la raison
Car trop d’tontons ont des liaisons extraconjugales
La fidélité se marie mal avec la dalle
Et sur les plages, y’a des p’tites avec de vieux visages pâles
Ou des investisseurs véreux qui viennent et qui s’installent
Mais merci d’essayer d’relever notre économie
Merci d’ré-injecter les fonds qu’tu nous as pris
Merci, merci, y’a plus d’emplois, tellement d’dettes
Les jeunes là-bas savent même plus où donner d’la tête
Attendent juste le prochain bal pour cogner la fête
Et des fois une détonation pète, t’es étonné p’t-être?
Maint’nant là-bas c’est les States mais les mailles en moins
Les immigrants ramènent quelques affaires et puis point
Moi ici frangin, croise les bleus, noirs comme Malik Oussekine
Détenteurs des papiers sans meeting, manifs ou sitting
Et malgré ce que m’a fait subir la France
D'être là est-ce une chance? Oui je pense
Car, petit j’suis arrivé dans ces rues pleines de fric
Où les enfants ont des vélos et leurs trousses sont pleines de Bic
Grâce à deux femmes sénégalaises dont le courage n’a d'égale que la bonté,
ma mère et la sienne
Gravées à jamais dans mon cœur d'ébène, pour elles et pour moi, j’dois réussir
quoi qu’il advienne
HLM4 Dakar, Sénégal c’est pour les lions, pour vous un chat rugit une fois
d’plus
16ar, enfant d’Afrique, Mali, Sénégal, enfant d’Afrique
Mon bled c’est le tiers-monde sous développé et sans gent-ar
Mais ramène du fric qu’on s’y amuse comme nulle part
Ouais, ouais, j’suis du Mali, ouais
Pour mon peuple
Ok, ouais, ouais
J’suis du Mali, capitale de l’hospitalité
Test avec nous si tu veux t’faire hospitaliser
Terre de passage des peuples du Nord et d’ceux de l’Ouest
À 4000 kilomètres de la France et de toutes ces tés-c'
L’histoire de l’empire Mandingue me rend dingue
Et les femmes voilées sur le fleuve du Niger, me rendent digne
On défend le terrain comme Soundiata
Des mines d’or et la djellaba sur tante Djenaba
Grande superficie, plus d’un million de kilomètres carrés
J’suis paré, préparé
Il m’faut une meuf du bled pour me mettre carré
Les Bambaras, les Malinkés et les Khassonkés
Les Bozos, les Somonos, moi-même Sarakolés
Les Dogons, les Maures et les Peuls
Les Touaregs, les Bella, les Songhaï et les Senoufos
J’kiffe trop le llage-vi parce que c’est là qu’j’vis, c’est là qu’j’prie
Et surtout, c’est là qu’j’vois la famille, au grand complet
Moi-même en grand complet
Pas un cousin sur ma belle peau basanée
Ça fait des années qu’on s’est pas vus
Les cousins sont chauds
J’suis venu combattre la misère des pays chauds
Le progrès c’est la balafre sur l’arbre à palabres
De la télé jusqu’au passage de l'électricité
C’est plus cité
Des coins aussi dangereux que Rio et ses favelas
Une balade sur le fleuve Niger en pirogue
Sur le paysage, le sable rouge se dérobe
13 castes et des familles polygames dans une grande cour avec beaucoup d’mômes
qui dament
Y’a les grandes réunions pour les Western Union
Tu reçois toujours un fax qui te demande d’envoyer le pognon
La vie c’est dur là-bas, nique les clichés d’cartes postales
Tu comprendras si un jour tu t’y installes
Le teint noir,
Faut les liasses pour les oncles et puis les tissus pour les tantes
J’suis du pays de Soundiata Keita, donc on n’m’atteint pas
Rappelle-toi de et
Un poème noir pour mes sins-c' coincés au bled
Quand j’me plains sur le beat pour Bamako et Dakar j’plaide
Ils sont pleins là-bas à fumer l’tabac dans du papier filtre
Arrivés en France, pour les papiers on les filtre
Toujours les mêmes têtes à la préfecture
Des familles d’dix gosses immatures qui dans l’salon apprennent la lecture
Un grosse torture mentale, on est ici, eux sont là-bas
Ici on pille tout, liasses de gent-ge' et Tabatha
Mentalité paysanne dans la tête du daron qui t’dit «mon fils pardon,
t’es pas venu pour jouer le baron»
Des parents comptent, on s’rend pas compte que c’est la merde
Dans nos bleds, on s’la raconte en s’disant qu’la France c’est dead
Une fois d’plus, un peuple, un but, une foi
Plusieurs dialectes, on s’rassemble tous autour d’une voix
Une foi, une religion, un Dieu unique
Tu l’apprends à la madrassa, c’est l'école coranique
La vie a fait de nous des hommes
La France nous a mis à l’esprit qu’il faut qu’on fasse des sommes
Les mariages coutumiers, les grands couturiers
En Afrique, les obstacles se font toujours contourner
Un pays formé sous forme de casque
Les, les, les, on est tous sous les masques
Les, les, les
On regorge de fierté, demande à Almamy ou Toumany
Enfants du Sahel, enfants du Soleil
En conflit perpétuel comme Palestine et Israël
Tout pour la bénédiction des anciens
Ici y’a pas d’médecin, on est tous élevés au lait du sein
Indépendants, laisse-nous prendre nos décisions
Même si l’pays est tristement connu pour ses excisions
Je chante aveuglé comme Amadou et Mariam
Beaucoup d’sacrifices pendant les fêtes et les jours de mariage
Les jours où ça va pas, on fait une sadaqa
Et on demande de l’aide à la plus grande force de l’au-delà
Très pieux, très croyant, y’a beaucoup d’mosquées
Pur Soninké, pour un rien tu peux t’faire boxer
102 mesures pour mon bled, j’crois qu’c’est pas assez
Et c’est pas c’foutu rap qui va les empêcher de chiennasser
Indépendants depuis 60, et en faisant ce putain d’rap c’est pas la poudre que
j’invente
J’attente un procès pour nos richesses perdues
Comme un grand griot, je chante la vie et la vertu
En France, je n’suis qu’un simple employé, je vois la vie d’un œil sombre comme
mon sin-c' du foyer
J’suis d’Gadjaga, la région Soninké de Kayes
La vie est vraiment dure là-bas, c’est pas juste pour le style
La douleur, un sentiment que j’ressens trop souvent
J’ai mal au cœur depuis plus d'200 ans
Ce sourire sur mon visage n’est que fictif
Quand j’pense à l’esclavage, son commerce et toutes ses victimes
Les coups d’fouet et la cale ça m’fait mal
Le sang, la sueur et les larmes ça m’fait mal
Mali,, 13or enfant d’Afrique

Tradução da letra

Nasci no oeste do continente
Em um sangramento de dez milhões de habitantes, Negros dependentes até sessenta
Um povo, um propósito, uma fé
Com cada rugido, represento Wolofs, Serers, Diolas
Soninkés, Mandengues, poulares de todas as cores, é tudo por agora
Embora não os únicos a ter visto todas as dores
Não queríamos estas fronteiras, por isso esquece.
As nossas terras estendem - se desde o Rio Senegal até ao rio Gâmbia
Porque um dia um homem branco tomou um leme
E muito rapidamente é V'nu o tempo dos Governadores
Patifes de outro lugar para fechar as nossas portas
O sangue fluiu sob as pontes desde que a minha coorte foi ordenhada.
Mas não me esqueço.
Uma declaração continua a ser uma declaração, sem o passado, o presente não importa
A morte, mas não a vergonha faz a luta
Então homens como Lat Dior Diop resistiram em vão.
São os nossos Vercingetórix antes dos romanos.
E voila, voila, as nossas riquezas mudaram para CFA, desvalorizadas como o nosso amor
para o oeste
O Deche faz-nos deixar as nossas terras de barro pelas suas terras de prata.
E está furioso, o rendimento dos nossos pais é tão baixo quanto a taxa de
escolaridade
Fui lá, foi com o chicote que aprendemos as lições.
Por isso aprendi, por mais verdadeiro que me tenha magoado.
Sem dúvida uma das características do património colonial
Quem poderia ter cortado o meu Senegal em comunas, regiões ou departamentos?
E cinquenta anos depois todos querem viver em apartamentos.
O Ocidente arruinou-nos, enquanto arruína tudo em que toca.
Mas árabes e Bantu não estavam à margem
Todos nós nos perseguindo uns aos outros por trigo ou evitando relâmpagos daqueles
a propósito ...
E se fôssemos animais, da mesma espécie seriam os nossos predadores.
Despojado com um álibi para um Deus a quem rezamos, mas a quem chamamos diferente
Cresci e percebi que, eventualmente, o Negro é um elogio.
Orgulhoso da minha melanina, das minhas origens, das minhas raízes, do meu Verde, Amarelo, Vermelho
Minha estrela aberta nos cinco continentes, como nos cinco pilares de
Isla
Unidos como os cinco dedos da mão, dobrados lado a lado atrás do imã
Na minha casa, até amputamos uma perna e ficamos de joelhos.
Rezando para que Alá nos ajude a ficar de pé
Chama-se misticismo, certo ou errado
Um maraboute de pai para filho para afastar o destino
Estes baobabs fortes com esperança de vida hoje demasiado curta
A espingarda no ombro
Uma vez nossos pais como se fossem suas guerras, colocados na linha da frente
Morte, mas não vergonha, morrer pelos outros e permanecer digno
Falar sobre isso mata-me.
Irmão, estou a sangrar, isso é um sinal?
A falta foi a única compensação para não-default, embora tentemos
de comer a morrer de fome
Eu digo" vamos tentar " mano
E para ser honesto, habituamo-nos a tudo mesmo que nos queixemos
Do calor do calor aos pacotes de crianças que não têm pão
Eu fazia parte destas casas cheias de famílias muito grandes.,
não inferior a dez
Vai do Bisneto ao chefe cujos bolsos encolhem.
O sábio pode alimentar qualquer um que queira libertar mais
Peça ajuda ao genro, que ele mesmo quer mais esclarecer
Por isso, para apoiar, os jovens pais param de falar.
Esperança de atravessar, ir em missão, expandir o seu campo de visão
Para nós o problema é um deve passar como circuncisão
Ei, miúdo, só precisamos de um pouco
Amarra um besouro a um fio, rola um pneu
Com o que encontramos, fazer tamtams
Para ser capaz de cantar os sons-maio durante a festa do " ramdam»
Tampas de garrafa, uma bola eram os nossos brinquedos
O leite com lama de menta, mas rapaz, vai atirar
Se falhares num acto desonesto, é Tira de pneus, Sandália. ,
martinet e tudo.
E deve ser por isso que avançamos tão bem no riddim.
E porque, porque são doze crianças à volta de uma tigela quando se tem uma tigela
Às vezes, vê-se um motim para punir um assalto.
Se gritarmos "saco" podes acabar nu.
Espancado, escoltado de joelhos até à estação.
E lá a polícia não brinca, homem.
"Che-tete" ela bate - te, bate-te chantageando-te do Baaba
Maal
E raparigas, demasiado cedo querem casas
E os tatas perdem a razão
Porque demasiadas tias têm casos extraconjugais
A fidelidade corre mal com a laje.
E nas praias, há meninas com caras pálidas e velhas.
Ou investidores desonestos que vêm e se instalam
Mas obrigado por tentar aumentar a nossa economia
Obrigado por voltar a injectar os fundos que tirou de nós.
Obrigado, obrigado, há mais empregos, tantas dívidas
Os jovens de lá sabem ainda mais onde dar a cabeça
Só estou à espera que a próxima bola acerte na festa.
E, às vezes, uma detonação de peidos, surpreende-te?
Maint'nant há os Estados, mas os menos malhas
Os imigrantes trazem de volta alguns negócios e, em seguida, apontar
Eu aqui irmão, cruza os azuis, negros como Malik Ossekine
Suportes de papéis sem Reunião, coletores ou sentados
E apesar do que a França me fez sofrer
Há alguma hipótese? Sim, acho eu.
Porque, miúdo, vim para estas ruas cheias de dinheiro.
Onde as crianças têm bicicletas e os seus kits estão cheios de Bic
Graças a duas mulheres senegalesas cuja coragem equivale apenas a bondade,
a minha mãe e a dela.
Para sempre gravado no meu coração de ébano, para eles e para mim, tenho de ter sucesso.
aconteça o que acontecer
Hlm4 Dakar, Senegal é para leões, para ti um gato ruge uma vez
mais
16ar, Criança Africana, Mali, Senegal, Criança Africana
O meu sangue é o Terceiro Mundo Sub-desenvolvido e sem gent-ar
Mas traz de volta o dinheiro que nos divertimos como em nenhum outro lugar.
Sim, Sim, Sou Do Mali, sim
Para o meu povo
Ok, sim, sim
Sou do Mali, capital da hospitalidade.
Teste connosco se quiser ser hospitalizado.
Terra de passagem dos povos do Norte e do Oeste
A 4000 quilómetros de França e de todos estes tés-c'
A história do Império Mandingo deixa-me louco.
E as mulheres veladas no Rio Níger, tornam-me digno
Nós defendemos o campo como Soundiata
Minas de ouro e djellaba na Tia Djenaba
Grande área, mais de um milhão de quilômetros quadrados
Estou pronto, pronto
Preciso de uma rapariga do sangramento para me endireitar.
Os Bambaras, os Malinkees e os Khassonkees
Os Bozos, os Somonos, Eu próprio Sarakolés
Os Dogons, os mouros e os Peúls
Os tuaregues, a Bella, o Songhai e os Senufos
Eu gosto muito do llage-vi porque é onde eu moro, é onde eu rezo
E acima de tudo, é aqui que vejo a família, na sua totalidade.
Eu mesmo em grande plenitude
Não é um primo na minha linda pele morena.
Não nos vemos há anos.
Os primos são uma brasa.
Vim lutar contra a miséria dos países quentes
O progresso é a varredura na árvore de Palabras
Da televisão à passagem da electricidade
É mais citado
Cantos tão perigosos como o Rio e suas favelas
Um passeio de barco no Rio Níger
Na paisagem, a areia vermelha flutua
13 castas e famílias poligâmicas num grande pátio com muitas crianças
quem dá
Há grandes reuniões para a Western Union
Recebes sempre um fax a pedir-te para enviares o dinheiro.
A vida lá é dura, nique. as fotos dos postais.
Você vai entender se um dia você se instalar lá
A pele negra,
Precisamos dos fardos para os tios e depois dos tecidos para as tias.
Eu sou da terra de Soundiata Keita, por isso não sou atingido
Lembre-se e
Um poema negro pelos meus pecados-c ' preso no sangramento
Quando me queixo da batida de Bamako e Dakar peço
Estão cheios de tabaco a fumar em papel de filtro.
Chegou a França, para os papéis nós os filtramos
Ainda as mesmas cabeças na Prefeitura
Famílias de dez crianças imaturas a aprender a ler na sala de estar
Uma grande tortura mental, nós estamos aqui, eles estão lá
Aqui saqueamos tudo, pedaços de gent-ge e Tabatha.
Mentalidade camponesa na cabeça do daron que te diz: "meu filho perdoa,
não estás aqui para fazer de Barão.»
Os pais contam, não percebemos que é uma merda.
Nas nossas hemorragias, dizemos uns aos outros dizendo que a França está morta.
Mais uma vez, um povo, um propósito, uma fé
Vários dialectos, reunimo - nos todos à volta de uma voz
Uma fé, uma religião, um Deus
Aprende-se na madrassa, é a escola corânica.
A vida fez de nós homens
A França recordou-nos que temos de ganhar dinheiro.
Casamentos habituais, grandes costureiros.
Em África, continuam a ser contornados os obstáculos
Um país formado sob a forma de um capacete
Les, les, les, estamos todos com máscaras.
Les, les, les
Estamos cheios de orgulho, pergunte Almamy ou Toumany
Filhos do Sahel, filhos do sol
Num conflito perpétuo como a Palestina E Israel
Tudo pela bênção dos anciãos
Não há nenhum médico aqui, somos todos criados com leite materno.
Independente, tomemos as nossas decisões
Embora o país seja tristemente conhecido pelas suas excisões
Canto cegamente como Tinder e Mariam
Muitos sacrifícios durante as férias e os dias de casamento
Nos dias errados, fazemos um sadaqa
E procura-se ajuda na força maior da outra vida.
Muito piedoso, muito crente, há muitas mesquitas
Soninke puro, para nada você pode obter boxer
102 medidas para o meu sangramento, acho que não é suficiente
E não é a porra do rap que os vai impedir de foder
Independente desde os 60 anos, e fazer esta merda de rap não é o pó que
Invento
Estou à espera de um julgamento pela nossa riqueza perdida.
Como um grande griot, canto a vida e a virtude
Em França, sou apenas um simples empregado, vejo a vida com um olho negro como
o meu pecado do coração
Sou de Gadjaga, a região de Soninke de Kayes.
A vida lá é muito difícil, não é só pelo estilo
Dor, um sentimento que sinto muitas vezes
Há mais de 200 anos que sofro.
Esse sorriso na minha cara é apenas fictício.
Quando penso na escravatura, no seu comércio e em todas as suas vítimas
Os chicotes e o abraço dói
Sangue, suor e lágrimas dói
Mali, 13or Criança Africana